Association pour la protection et la mise en valeur de Calvisson et de la Vaunage

APROMICAV CALVISSON

LES ARÈNES DE NÎMES

Tout bon Calvissonnais connaît les Arènes de Nîmes et, chacun à l’évocation de ce célèbre monument, peut se remémorer un ou plusieurs souvenirs généralement agréable (visite, corrida, spectacle divers, …)

Mais saviez-vous que :

L’amphithéâtre de 133 m de long, de 101 m de large et de 21 m de haut ne se classe par sa taille qu’au 20° rang des amphithéâtres laissés par les Romains, mais c’est probablement le mieux conservé. La piste centrale a la forme d’une ellipse dont les axes mesurent 68,75 m et 38 m.

Autour de cette piste, 24 rangées de gradins concentriques ont une longueur totale de 9 km.

Ces gradins sont répartis en 4 zones destinées à des catégories sociales différentes. Ainsi les gradins les plus bas étaient réservés au gouverneur, aux édiles, aux organisateurs des spectacles mais aussi aux vestales, aux musiciens et à la police. De plus quelques anciens gladiateurs illustres pouvaient y prendre place. La seconde et la troisième série étaient réservées aux citoyens romains. Les affranchis, les esclaves et les prostituées se partageaient la quatrième et dernière série située tout en haut de l’édifice.

 

LES ARÈNES DE NÎMES

Les Arènes pouvaient recevoir plus de 20 000 personnes mais grâce à un système de couloirs et d’escaliers (167 au total), il était possible de les évacuer complètement en seulement 5 ou 6 mn et cela sans que se mélangent les classes sociales.

Le sous-sol des Arènes possédait tout un réseau d’égouts utilisé à la fois pour évacuer les eaux de pluie mais aussi les déjections des nombreux spectateurs qui allaient se soulager dans les 240 urinoirs. La façade extérieure du monument se compose de 2 étages d’arcades surmontés d’un attique. On y trouve quelques sculptures : combat de gladiateurs, Louve romaine allaitant Romulus et Rémus, 2 têtes de taureaux.

 

LES ARÈNES DE NÎMESLES ARÈNES DE NÎMES

Pendant la période romaine, lors des spectacles, les Arènes pouvaient être recouvertes d’un velum (toile qui permettait de se protéger du soleil) et avant et pendant les jeux, on répandait dans les gradins des parfums pour camoufler l’odeur du sang. De plus sous la piste existait tout un appareillage permettant, durant le spectacle, de faire apparaître ou disparaître des décors, des animaux ou des personnages.

A Nîmes, la faible hauteur du mur entourant la piste n’autorisait, pas ni les « naumachies » (combats en barques sur une piste remplie d’eau), ni les « venationes » (combats de grands fauves) mais, Nîmes était un lieu connu pour ses combats de gladiateurs.

Après la chute de l’Empire romain les Wisigoths entourèrent les Arènes d’un fossé et y construisirent 2 tours. En 735, Charles Martel en délogea les Sarrasins. Plus tard, en 1278, lors de son passage à Nîmes, Philippe IV le Bel fit combler le fossé wisigoth.

 

Sous la piste, fut découvert récemment la galerie souterraine où se trouvait toute la machinerie et les décors- Aujourd'hui de nombreuses reconstitutions et des spectacle sont donnés sur la piste.Sous la piste, fut découvert récemment la galerie souterraine où se trouvait toute la machinerie et les décors- Aujourd'hui de nombreuses reconstitutions et des spectacle sont donnés sur la piste.
Sous la piste, fut découvert récemment la galerie souterraine où se trouvait toute la machinerie et les décors- Aujourd'hui de nombreuses reconstitutions et des spectacle sont donnés sur la piste.Sous la piste, fut découvert récemment la galerie souterraine où se trouvait toute la machinerie et les décors- Aujourd'hui de nombreuses reconstitutions et des spectacle sont donnés sur la piste.

Sous la piste, fut découvert récemment la galerie souterraine où se trouvait toute la machinerie et les décors- Aujourd'hui de nombreuses reconstitutions et des spectacle sont donnés sur la piste.

Dès le début du XII° siècle les « Chevaliers des Arènes » occupèrent les lieux et jusqu’au XIX° siècle environ 2000 personnes habitèrent le monument, y construisant des habitations et 2 églises.

Rappelons enfin que c’est en 1863 que, sous l’influence de l’Impératrice Eugénie de Montijo (épouse de Napoléon III d’origine espagnole), eut lieu la première corrida nîmoise. Depuis cette pratique est devenue une tradition et les plus grands matadors ont foulé le sable de ces magnifiques arènes chargées d’histoire.

 

                                                                                               Jean Paul ROUSSEL

 

Courses de taureaux d'hier et d'aujourd'huiCourses de taureaux d'hier et d'aujourd'hui

Courses de taureaux d'hier et d'aujourd'hui

HISTOIRE D'UN GRAND TORÉRO

Christian MONTCOUQUIOL dit NIMEÑO II

 

 

Christian MONTCOUQUIOL est d'ascendance auvergnate et même ambertoise par sa mère, famille d'industriels  du chapelet  et articles  religieux et  de papetiers.  Il est le frère d’Alain MONTCOUQUIOL, dit  « NIMEÑO I ».

Après sa première novillada à Nîmes le 17 mai 1975, il obtient l’aide de Manolo CHOPERA, l’un des plus importants organisateurs de corrida espagnole. Celui-ci lui ouvre les portes de nombreuses arènes espagnoles. Jusqu’en 1982, il participe à un grand nombre de corridas en Espagne, en France et en Amérique Latine.

En 1982, il se sépare de Manolo CHOPERA, et continue sous la direction de son frère. Le dimanche 03 octobre 1988 lors de la Féria d'Otono, alors que NIMES est sous le déluge, il est au cartel à MADRID devant  Victorino MARTIN. À son premier toro il sert une faena de rêve, de l'année diront certains. Au moment de s'engager avec l'épée, un mouvement de spectateur au premier rang fait tourner la tête au toro, le triomphe envisagé s'est envolé.

Le 14 mai 1989, à Nîmes, il participe à un mano a mano en compagnie du portugais Victor MENDES, devant des toros de Guardiola. MENDES ayant été blessé par son premier toro, « NIMEÑO » doit affronter seul les six toros : il remporte ce jour-là un triomphe mémorable après une corrida d’anthologie.

 

Nimeño II et son frère Alain

Nimeño II et son frère Alain

Le 10 septembre 1989, à Arles, il doit affronter des toros de Miura. Son second toro, « Pañolero », le bouscule violemment et le propulse en l’air. « NIMEÑO » chute tête première, se lésant très fortement les cervicales : les chirurgiens marseillais qui l’opèrent reconnaissent que, jamais, ils n’avaient eu à s’occuper de quelqu’un blessé aussi gravement aux cervicales ; dans tous les cas qu’ils avaient pu connaître, le blessé était mort dans les minutes ayant suivi l’accident.

Il reste entre la vie et la mort durant plusieurs jours. Une fois hors de danger, il reste tétraplégique et lutte longtemps pour retrouver l’usage de ses membres. Durant de longs mois, l’afición française suit, quasiment jour après jour, son évolution. Plus d’un an après son accident, il a enfin retrouvé l’usage de ses deux jambes et de son bras droit ; en revanche, le bras gauche reste paralysé et tout indique qu’il en sera définitivement ainsi.

Il décède le 25 novembre 1991.
Il est inhumé au cimetière Saint-Baudile de Nîmes.

 

 

Statue de Nimeño sur l'esplanade des arènes.

Statue de Nimeño sur l'esplanade des arènes.

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